Frise chronologique
1604
Fondation du collège
Fondation du collège
1604 (≈ 1604)
Installation des Doctrinaires par le Cardinal de Joyeuse.
1705
Légat de la bibliothèque
Légat de la bibliothèque
1705 (≈ 1705)
L’évêque de Rieux y installe sa bibliothèque publique.
1753
Ruine de l’église
Ruine de l’église
1753 (≈ 1753)
Début de la dégradation de l’église Saint-Romain.
début XIXe siècle
Démolition de l’église
Démolition de l’église
début XIXe siècle (≈ 1904)
Disparition définitive de l’église en ruine.
9 décembre 1946
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 décembre 1946 (≈ 1946)
Protection de la porte et de la façade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte d'entrée et façade sur cour : inscription par arrêté du 9 décembre 1946
Personnages clés
| Cardinal de Joyeuse - Commanditaire |
Cède le site aux Doctrinaires en 1604. |
| Évêque de Rieux - Donateur |
Lègue sa bibliothèque en 1705. |
Origine et histoire
Le collège Saint-Rome de Toulouse, édifié au XVIe siècle, se distingue par son architecture inspirée des palais italiens. L’édifice, développé sur cinq niveaux, présente une façade ornée de cordons et de pilastres, avec une porte encadrée d’un écusson portant une croix et un chapelet. La travée de l’escalier, surmontée d’un fronton triangulaire, ajoute à son caractère monumental. À l’origine, ce site abritait l’église Saint-Romain, transformée en couvent de bénédictines avant d’être cédée aux Doctrinaires en 1604.
En 1604, les pères de la Doctrine chrétienne, appelés à Toulouse par le Cardinal de Joyeuse, y fondent le collège Saint-Rome, actif jusqu’à la Révolution. L’évêque de Rieux y installe en 1705 sa bibliothèque publique, aujourd’hui disparue. L’église, en ruine dès 1753, est démolie au début du XIXe siècle, ne laissant subsister que le corps de bâtiment du XVIIe siècle, aujourd’hui divisé en appartements. La porte d’entrée et la façade sur cour sont classées Monument Historique depuis 1946.
Le bâtiment illustre l’influence architecturale italienne à Toulouse, avec ses fenêtres superposées, ses corniches saillantes et son jeu de briques et de pierres. Son histoire reflète aussi les transformations religieuses et éducatives de la ville, des bénédictines aux Doctrinaires, avant sa reconversion en habitat privé. La localisation en cœur d’îlot et son état actuel témoignent de son intégration dans le tissu urbain toulousain.